Acheter une maison en reprise de finance : est-ce intéressant ?

Acheter une maison en reprise de finance : est-ce intéressant ?

Acheter une maison en reprise de finance : est-ce intéressant ?

Vous êtes dans une recherche de maison ou appartement pour investir, mais avez un budget limité ? Vous pourriez être tenté d’acheter une maison en reprise de finance, pour faire quelques économies. Mais à quel prix ? Retrouvez nos conseils pour savoir si cette opération est intéressante ou requiert une attention de votre part (ou bien les deux !).

Qu’appelle-t-on une reprise de finance ?

Au Québec, on parle de reprise de finance pour désigner les maisons (ou appartements) qui ont été saisies par des institutions judiciaires. Les situations des anciens propriétaires étaient souvent catastrophiques : faillite, chômage, impossibilité de payer les créances… Par conséquent, acheter une maison en reprise de finance revient à dire que vous achetez un bien immobilier vendu par une institution financière.

Les frais à considérer, malgré les rabais apparents

Ainsi, une maison en reprise de finance peut présenter différentes caractéristiques :

  • C’est un bien immobilier en bon état
  • C’est un bien immobilier en état moyen
  • C’est un bien immobilier en mauvais état

Cela détermine généralement le prix pratiqué par les institutions, à la vente. Ce qui est perturbant, avec les maisons en reprise de finance, c’est que les prix apparaissent très souvent bien plus bas que le prix du marché, parfois jusqu’à 30% ! De quoi convaincre des acheteurs un peu réticents à l’origine.

Pour autant, ces maisons doivent souvent faire l’objet de frais annexes, comme :

  • Des frais obligatoires administratifs (de cession par exemple)
  • Des frais variables, notamment pour des réparations ou des rénovations
  • Des frais cachés, s’il existe par exemple des vices

Il faut comprendre que les maisons sont vendues « en l’état », c’est-à-dire qu’il n’y a aucune garantie juridique ou législative. S’il manque des documents de certification à votre dossier, tout est à votre charge. Alors, si les expériences positives (et bonnes opportunités) existent, l’inverse est aussi fréquent.

Un processus rapide, mais efficace ?

De plus, le délai de traitement des dossiers est relativement contraignant, au moins autant que les achats immobiliers classiques :

  • Après la mise sur le marché du bien, vous pouvez faire une proposition (ou une expression d’intérêt) en déposant un chèque de caution, remboursable bien sûr
  • Les avocats publics disposent de 72h pour vérifier les dossiers de candidature
  • Si plusieurs offres sont faites en même temps, l’institution financière peut faire ce que l’on appelle une contreproposition, avec octroi au plus offrant
  • Si vous êtes retenu pour l’achat, vous disposez de 30 jours pour faire notarier votre transaction immobilière

Il est à noter que le notaire en question est généralement désigné par le vendeur, c’est-à-dire l’institution financière. Peu de flexibilité en la matière donc, ainsi que peu de temps pour effectuer un tour d’horizon de votre bien. Alors, bonne affaire ou arnaque ?

Véritable bonne affaire ou arnaque ?

Si, dans les faits, on vous appellerait à la plus grande vigilance, le plus important est de vérifier quelques points essentiels avant un achat en reprise de finance.

Les points à vérifier avant tout achat

Une propriété vous intéresse ? Vous avez un coup de cœur pour elle ou bien le quartier où elle se trouve ? Alors, avant de vous précipiter et de faire une offre, soyez certain de ne pas tomber dans une affaire des plus douteuses. Pour cela, vérifiez :

  • La maison en elle-même
  • L’entourage et le voisinage
  • D’éventuels passifs

Ainsi, mettez ces quelques conseils en pratique :

  • Faites plusieurs visites de la maison, par vous-même : vous êtes en droit légal de l’exiger, les vendeurs doivent donc s’en accommoder
  • Au moindre problème qui vous interpelle, posez des questions, n’hésitez pas à réagir
  • Demandez à un inspecteur professionnel de visiter la maison de façon approfondie, pour être certain de sa viabilité (à vos frais, bien entendu : c’est mieux si la propriété vous plaît vraiment)
  • Faites faire une évaluation chiffrée des travaux à effectuer, à prendre en compte dans le prix global
  • Menez une enquête détaillée : courtier, voisins et municipalité, ne laissez rien au hasard

Bien entendu, cela peut sembler compliqué à faire en seulement quelques jours, surtout si plusieurs offres sont faites sur une maison. Cependant, à votre avis, mieux vaut attendre et saisir l’occasion prochaine, ou bien sauter sur celle-ci et avoir de mauvaises surprises ? Patience et méfiance seront vos atouts pour réussir une vente en reprise de finance.

Acheter seul ou avec l’aide d’un professionnel ?

Dans certains cas, il peut être plus rassurant de faire appel à des professionnels pour un achat en reprise de finance. Ce sont eux qui se chargent des démarches, des vérifications et de la paperasse.

Certains avocats et courtiers se sont même spécialisés dans cette branche, face à la recrudescence de maisons saisies et la fluctuation du marché. Il faut cependant prendre en compte qu’embaucher un professionnel sera une charge financière supplémentaire, qui s’allongera si la recherche n’est pas fructueuse immédiatement.

Si l’inconvénient principal est d’ordre financier, l’avantage est de taille : éviter les mauvais plans !

On considère qu’une propriété sera intéressante en reprise de finance dans seulement 15% des cas : il suffit donc d’être patient, à l’affût et inquisiteur, afin de trouver le bien idéal à moindre prix !

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